Un jour férié n'est pas une journée « offerte par le client ». C'est une règle du Code du travail, appliquée par votre employeur. En portage, cet employeur est la société de portage, comme l'indique Service-Public Entreprendre (F31620). Service-Public (F2405), vérifié le 1er janvier 2026, distingue le 1er mai des autres fêtes légales. Le calendrier de l'année est publié dans l'actualité Service-Public A18558.
Cet article aligne les onze dates de 2026, la règle de rémunération, et les contrôles utiles sur le compte rendu d'activité comme sur le bulletin.
Le calendrier légal de 2026

F2405 et A18558 listent les fêtes légales du cas général : jeudi 1er janvier, lundi 6 avril (lundi de Pâques), vendredi 1er mai, vendredi 8 mai, jeudi 14 mai (Ascension), lundi 25 mai (lundi de Pentecôte), mardi 14 juillet, samedi 15 août, dimanche 1er novembre, mercredi 11 novembre, vendredi 25 décembre.
Neuf de ces dates tombent un jour de semaine, du lundi au vendredi. Deux tombent le week-end : le 15 août un samedi, le 1er novembre un dimanche. En Alsace-Moselle et en outre-mer, des fêtes supplémentaires existent. Si vous travaillez depuis ces territoires, ou si l'établissement de la société de portage y est situé, vérifiez le régime local plutôt que le seul tableau national.
Le graphique résume cette répartition à partir du calendrier officiel. Il ne dit pas que les neuf jours de semaine sont tous chômés chez vous. Il dit seulement qu'ils ne tombent pas un samedi ou un dimanche. Le chômage effectif dépend ensuite de la règle du 1er mai, puis de la convention, de l'accord ou de la décision de l'employeur pour les autres dates.
Notez ces dates dans votre agenda de mission dès janvier. Une livraison calée un 14 mai ou un 11 novembre sans avoir demandé si le jour est chômé produit un CRA contesté. Le guide du portage salarial rappelle que le cadre de travail se lit dans le contrat avec la société de portage, pas seulement dans le bon de commande du client.
Le 1er mai, seul férié obligatoirement chômé

Parmi les fêtes légales, seul le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les salariés, toutes entreprises et catégories confondues. F2405 prévoit une exception lorsque l'activité ne peut pas s'interrompre, par exemple dans certains hôpitaux ou transports. Une mission de conseil habituelle n'entre en principe pas dans cette exception.
En 2026, le 1er mai tombe un vendredi. Si vous ne travaillez pas ce jour-là, le chômage ne doit pas réduire votre salaire dans les conditions prévues pour le 1er mai. Service-Public Entreprendre (A18232) précise que les salariés payés à l'heure, à la journée ou au rendement ont droit à une indemnité égale au salaire qu'ils auraient perçu. En portage, où la rémunération suit souvent des jours facturés, demandez comment ce vendredi est valorisé s'il n'y a pas de facture client. La réponse ne peut pas être « zéro, parce que le client était fermé ».
Si vous travaillez malgré tout le 1er mai dans un cas où le travail est permis, A18232 indique un doublement : le salaire habituel plus une indemnité égale à ce salaire. Ce doublement se voit sur le bulletin. Une simple journée au taux normal ne suffit pas. Refusez de « rattraper » le 1er mai un samedi sans écrit qui constate à la fois le travail effectué et la majoration.
Le client qui ouvre ses bureaux ce vendredi-là ne vous transforme pas en salarié d'un établissement qui ne peut pas fermer. Sauf activité réellement continue au sens du texte, la journée reste chômée. Prévenez le client en amont, avec la société de portage en copie de l'organisation, pas comme décideur du droit.
Les autres fériés et l'ancienneté de trois mois

Hors 1er mai, un jour férié est chômé seulement si la convention collective, un accord, ou à défaut l'employeur, le prévoit. F2405 le dit expressément. Deux sociétés de portage peuvent donc ne pas chômer les mêmes dates, en dehors du 1er mai. Demandez la liste applicable à votre contrat, par écrit, plutôt qu'un usage « on suit le client ».
Lorsqu'un férié est chômé, le chômage ne peut pas entraîner de perte de salaire pour le salarié qui a au moins trois mois d'ancienneté dans l'entreprise. L'ancienneté se compte chez la société de portage, pas chez le client. Un consultant qui enchaîne les missions chez le même employeur ne repart pas de zéro à chaque bon de commande. Si vous avez moins de trois mois, la convention ou votre contrat peut être plus favorable. Vérifiez-le avant de conclure que le jour sera retenu.
F2405 ajoute que vous n'avez pas à récupérer les heures non faites un jour férié chômé. Un samedi de rattrapage imposé pour « compenser » le 8 mai n'est pas la règle légale de base. Un férié qui tombe un jour habituellement non travaillé n'ouvre pas non plus, à lui seul, un jour de congé en plus. En 2026, le 15 août et le 1er novembre sont dans ce cas pour qui ne travaille pas le week-end. La convention peut prévoir mieux.
Le lundi de Pentecôte soulève souvent la question de la journée de solidarité. F2405 rappelle que ses modalités sont fixées par accord d'entreprise ou d'établissement, ou à défaut par accord de branche. Ne supposez pas que le 25 mai 2026 est travaillé. Demandez quelle date a été retenue chez votre employeur.
Ponts, mission client et compte rendu d'activité
Un pont n'est pas un jour férié. C'est une journée ouvrée placée entre un férié et le week-end, que l'employeur peut décider de chômer selon ses règles. En 2026, plusieurs fériés tombent un jeudi ou un vendredi : le 1er janvier, le 1er mai, le 8 mai, le 14 mai, le 25 décembre. Le pont du vendredi 15 mai, au lendemain de l'Ascension, n'est donc pas automatique.
Si la société de portage chôme le pont, écrivez-le dans le calendrier envoyé au client et dans le CRA. Si elle ne le chôme pas, vous pouvez travailler, et la journée se décompte comme une journée travaillée. L'ambiguïté « le client était fermé, donc je n'ai pas facturé, donc je ne suis pas payé » doit être tranchée à l'avance. Soit le jour est chômé et payé selon les règles d'ancienneté. Soit il est travaillé, éventuellement à distance, et facturé. Soit il s'agit d'un congé payé que vous posez. Ces trois qualifications ne se mélangent pas.
Le CRA du mois doit identifier les fériés. Une journée laissée vide sera souvent lue comme une absence. Nommez-la. Joignez la règle de l'employeur si le gestionnaire de paie n'est pas la personne qui suit votre mission.
Pour les moins de 18 ans, F2405 interdit en principe le travail les jours fériés légaux, avec des exceptions sectorielles qui concernent peu le conseil. Si vous accompagnez un alternant via une société de portage, ce point se vérifie à part. Il ne se déduit pas du régime des cadres au forfait.
Ce que le bulletin doit distinguer
Sur le bulletin du mois concerné, vous devez pouvoir distinguer un férié chômé payé, un 1er mai travaillé et payé double si ce cas vous concerne, un congé payé posé à côté d'un férié, et une journée de mission ordinaire. Une seule ligne « activité » sans calendrier ne permet pas le contrôle.
Comparez le nombre de jours rémunérés au calendrier. En mai 2026, le 1er mai, le 8 mai, le 14 mai et le 25 mai tombent en semaine. Selon que ces jours sont chômés ou travaillés, le CRA et le net bougent. Une simulation de rémunération donne un ordre de grandeur mensuel. Elle ne remplace pas le calendrier réel du mois de mai.
Si un férié chômé a été retenu alors que vous avez plus de trois mois d'ancienneté, demandez la régularisation sur la paie suivante, avec F2405 en référence. Si le 1er mai a été travaillé sans doublement dans un cas où le travail était autorisé, la régularisation porte sur l'indemnité égale au salaire de cette journée, conformément à A18232.
Les articles du blog sur le temps de travail et les congés complètent le sujet, sans modifier la liste légale. Pour choisir une société dont le calendrier social est écrit noir sur blanc avant une mission longue, PortageMatch peut vous aider à y voir plus clair.
Guides PortageMatch


