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Statut juridique et protection sociale

Chômage, retraite, congés payés, mutuelle, prévoyance.

En portage salarial, vous bénéficiez de la protection sociale complète d'un salarié : assurance chômage (après 6 mois d'activité), retraite (régime général + complémentaire), congés payés, mutuelle et prévoyance, indemnités journalières en cas d'arrêt maladie. Cette couverture est l'un des principaux atouts du portage par rapport à l'auto-entrepreneur.

L'assurance chômage vous protège entre deux missions. Après 6 mois d'activité (ou 130 jours travaillés selon les règles Pôle emploi en vigueur), vous pouvez prétendre aux allocations en cas de rupture de contrat (démission, rupture conventionnelle, licenciement). C'est une sécurité que l'auto-entrepreneur n'a pas : en AE, une fin de mission signifie zéro revenu et zéro indemnisation. Pour les consultants qui enchaînent des missions de 6 à 12 mois, cette protection est souvent décisive dans le choix du portage.

La retraite est constituée comme pour tout salarié. Les cotisations patronales et salariales alimentent le régime général et la complémentaire (Agirc-Arrco). Vous ne risquez pas de vous retrouver sans droits à la retraite comme peuvent l'être certains indépendants qui sous-cotisent. En auto-entrepreneur, les cotisations retraite sont optionnelles et souvent minimales ; en portage, vous cotisez au même niveau qu'un salarié classique. La différence à long terme est considérable.

Les congés payés fonctionnent selon la convention collective (souvent la règle des 10% en ICCP : 10% des jours travaillés crédités sur un compte). Vous prenez vos congés en accord avec la société de portage. La mutuelle et la prévoyance sont proposées par la plupart des sociétés ; le coût est prélevé sur votre brut. En cas d'arrêt maladie, les indemnités journalières de la Sécurité sociale s'appliquent (sous conditions d'ancienneté).

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Assurance chômage : conditions et cumul

Pour ouvrir des droits au chômage, vous devez justifier de 6 mois d'activité (ou l'équivalent en jours selon les règles en vigueur) et avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures. En portage, chaque jour facturé compte. La rupture de contrat doit être reconnue par Pôle emploi : démission (sous conditions), rupture conventionnelle (généralement ouverture de droits), licenciement.

Le cumul partiel portage + allocations est possible : si vous travaillez à temps partiel tout en percevant des allocations, vos revenus sont déclarés et les allocations sont recalculées. Les règles et plafonds évoluent ; consultez votre conseiller Pôle emploi pour un calcul personnalisé. En activité réduite, vous pouvez ainsi sécuriser une transition tout en percevant un complément de revenu.

Mutuelle et prévoyance

La plupart des sociétés de portage proposent une mutuelle santé et une prévoyance (invalidité, décès). Le coût est prélevé sur votre rémunération brute. Les garanties varient selon les sociétés : comparez les niveaux de remboursement (consultations, hospitalisation, optique, dentaire) et les franchises. Certaines offrent des formules familiales (conjoint, enfants) avec des tarifs de groupe.

En cas d'arrêt maladie, vous bénéficiez des indemnités journalières de la Sécurité sociale (sous conditions d'ancienneté et de cotisations). La prévoyance peut compléter en cas d'incapacité prolongée ou d'invalidité. Vous êtes couvert comme un salarié classique. Vérifiez les délais de carence et les plafonds de garantie avant de signer.

Retraite : régime général et complémentaire

Vos cotisations retraite alimentent le régime général (CNAV) et la complémentaire (Agirc-Arrco). Les montants sont proportionnels à votre rémunération brute. Plus vous facturez, plus vous cotisez ; plus vous cotisez, plus vos droits à la retraite augmentent. C'est un investissement long terme que beaucoup d'indépendants négligent.

En portage, vous n'avez pas à gérer ces cotisations : elles sont prélevées automatiquement. Votre bulletin de paie détaille les montants. Vous pouvez consulter votre relevé de carrière sur le site info-retraite.fr pour suivre l'évolution de vos droits.

Indemnités journalières et arrêt maladie

En cas d'arrêt maladie, vous bénéficiez des indemnités journalières de la Sécurité sociale sous conditions d'activité : 150 heures sur les 3 mois précédents (arrêts courts) ou 600 heures sur les 12 mois précédents (arrêts longs). Un délai de carence de 3 jours s'applique. Le montant correspond à 50% du salaire journalier plafonné (environ 51€/jour en 2025). La prévoyance collective complète généralement jusqu'à 90-100% du brut. En AE, ces indemnités n'existent pas : une maladie peut vous laisser sans revenu.

Les conditions d'ouverture des droits sont identiques à celles d'un salarié classique. L'Urssaf et la CPAM utilisent vos cotisations pour calculer l'éligibilité. En portage avec une activité régulière (15-20 jours/mois), vous remplissez généralement les conditions. Consultez notre guide arrêt-maladie pour le détail des démarches et des plafonds.

Comparaison avec l'auto-entrepreneur

En AE, pas d'assurance chômage : une fin d'activité = zéro indemnisation. Pas de congés payés. Cotisations retraite optionnelles et souvent minimales (2,8% environ en BNC) : risque de sous-cotisation et de pension faible. En portage, vous avez tout : chômage après 6 mois, congés payés, retraite complète, mutuelle obligatoire, prévoyance, indemnités journalières en cas d'arrêt maladie. La différence à long terme peut être considérable. Pour un consultant qui valorise la sécurité, le portage est souvent le bon choix même si le net immédiat est plus faible.

Les cotisations en portage représentent environ 40-45% du brut (patronales + salariales). Elles financent chômage, retraite, maladie, formation. En AE, les cotisations sont d'environ 22% en BNC mais ne couvrent pas ces protections. Le « coût » du portage est en partie un investissement dans votre sécurité future.

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Statut juridique et protection sociale : questions fréquentes

Ai-je droit au chômage en portage salarial ?
Oui, après 6 mois d'activité (ou l'équivalent en jours travaillés selon les règles Pôle emploi). En cas de rupture de votre contrat avec la société de portage (démission, rupture conventionnelle, licenciement), vous pouvez prétendre aux allocations chômage. La rupture conventionnelle est souvent privilégiée car elle sécurise l'ouverture des droits. Le cumul partiel avec une activité en portage est possible sous conditions (activité réduite, plafond de revenus).
La retraite est-elle bien cotisée en portage ?
Oui. Vous cotisez au régime général et à l'Agirc-Arrco comme tout salarié. Les cotisations sont prélevées automatiquement sur votre rémunération brute. Vous constituez vos droits à la retraite. La situation est bien plus sécurisée qu'en auto-entrepreneur où les cotisations retraite sont souvent minimales ou optionnelles. Les montants cotisés en portage sont comparables à ceux d'un salarié à temps plein au même niveau de rémunération.
La mutuelle est-elle obligatoire en portage ?
La mutuelle d'entreprise est obligatoire pour l'employeur depuis 2016. Les sociétés de portage proposent donc une mutuelle. Vous pouvez la refuser si vous êtes déjà couvert par ailleurs (conjoint, autre contrat), mais la majorité des consultants souscrivent la mutuelle de la société. Comparez les garanties et les tarifs avant de décider.
Que se passe-t-il en cas d'arrêt maladie ?
Vous bénéficiez des indemnités journalières de la Sécurité sociale (sous conditions : 150h/3 mois ou 600h/12 mois). Un délai de carence de 3 jours s'applique. Au-delà, vous percevez une indemnisation (50% du salaire journalier plafonné, max 51,70€/jour). La prévoyance peut compléter jusqu'à 90-100% du brut. Pendant l'arrêt, vous ne facturez pas de jours. La société de portage gère les déclarations et le maintien de votre contrat. Consultez notre guide dédié à l'arrêt maladie pour le détail.
Pourquoi choisir le portage plutôt que l'AE pour la protection sociale ?
L'AE ne donne pas droit au chômage, aux congés payés, ni à une retraite complète (cotisations optionnelles et minimales). En portage, vous avez la protection d'un salarié : chômage après 6 mois, retraite (régime général + Agirc-Arrco), congés payés, mutuelle, prévoyance, IJ en cas d'arrêt maladie. Pour les consultants qui enchaînent des missions ou anticipent des périodes sans activité, la protection sociale du portage est souvent décisive. Le net immédiat est plus faible qu'en AE, mais le filet de sécurité est incomparable.
Les cotisations en portage sont-elles plus lourdes qu'en AE ?
Oui en taux (environ 40-45% du brut en portage vs 22% en AE BNC). Mais elles financent des protections que l'AE n'offre pas : chômage, retraite complète, congés payés, indemnités maladie. En AE, vous gardez plus de net immédiat mais sans filet. Pour un consultant qui valorise la sécurité ou qui enchaîne des missions courtes, les cotisations portage sont un investissement. Pour maximiser le net court terme sans se soucier du long terme, l'AE peut convenir. Le choix dépend de votre profil de risque et de vos projets (crédit immobilier, retraite, variabilité des missions).

Guides complémentaires

Pour aller plus loin sur le portage salarial :