Passer du salariat au freelancing : le portage salarial comme passerelle. Étapes de transition, préparation psychologique et pratique, sécurisation (rupture conventionnelle, chômage). Guide pour quitter le CDI et devenir indépendant en douceur grâce au portage.
Passer du salariat au freelancing est une transition de plus en plus fréquente. Le portage salarial en est la passerelle idéale : vous gagnez en autonomie et en flexibilité sans créer d'entreprise ni perdre la protection sociale. Vous restez salarié (de la société de portage) tout en exerçant comme un indépendant. La transition se fait en plusieurs étapes : décision, préparation, départ du CDI, signature en portage, prospection, premières missions. Chaque étape mérite une attention particulière.
La préparation psychologique compte autant que la préparation pratique. Le salariat offre une sécurité (salaire fixe, horaires cadrés, hiérarchie) ; le freelancing impose une autonomie totale (prospection, négociation, gestion du temps). Certains s'épanouissent dans ce changement ; d'autres le vivent mal. Évaluez votre tolérance au risque et à l'incertitude. Parler à des consultants en portage peut vous aider à vous projeter. Les témoignages (forums, LinkedIn) sont instructifs.
La rupture conventionnelle est la voie privilégiée pour quitter son CDI : elle ouvre le chômage sans délai de carence. Présentez votre projet (reconversion, indépendance) à votre employeur ; beaucoup acceptent, surtout pour des cadres. Si la RC est refusée, vous pouvez négocier, attendre un plan de départ ou accepter une démission (avec délai de carence). Un licenciement ou une fin de CDD vous ouvre aussi le chômage. Planifiez en fonction de votre situation.
Une fois en portage, la prospection devient votre priorité. Le rythme change : plus de réunions imposées, plus de reporting hiérarchique, mais une obligation de trouver des missions. La discipline commerciale (réseau, plateformes, candidatures) fait la différence. Les premiers mois sont souvent les plus délicats ; après 6-12 mois, une routine s'installe. Le portage vous accompagne : facturation, paie, cotisations. Vous vous concentrez sur votre métier et vos clients.
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Les étapes de la transition
1. Décision : validez votre projet (parlez à des consultants, testez votre idée). 2. Préparation : constituez un réseau, un profil LinkedIn, identifiez une société de portage. 3. Sécurisez le départ : tentez une rupture conventionnelle. 4. Signature : signez en portage (avant ou après le départ selon votre stratégie). 5. Prospection : lancez-vous dès que possible. 6. Première mission : livrez, obtenez des références. La transition réussie prend 3 à 12 mois selon les profils.
Ne brûlez pas les étapes. Une trésorerie de 2-3 mois (ou l'ARE) est indispensable. Partir sans filet augmente le stress et peut vous pousser à accepter des missions sous-optimales. Mieux vaut attendre quelques semaines de plus pour sécuriser la rupture conventionnelle que de démissionner précipitamment.
Adapter son mindset
En salariat, vous vendez votre temps à un employeur. En freelancing, vous vendez une prestation à des clients. Le changement de posture est important : vous devenez commercial de vous-même. La prospection, la négociation et le suivi client font partie du métier. Ce n'est plus « un job » mais « votre activité ». Acceptez que les revenus varient et que les périodes creuses existent. La liberté a un prix : l'incertitude.
Les compétences transférables (expertise métier, gestion de projet, relation client) restent valables. Ce qui change : la nécessité de prospecter, de se valoriser et de gérer sa trésorerie. Beaucoup de salariés s'adaptent très bien ; le portage facilite la transition en gardant le cadre sécurisant du salariat (fiche de paie, chômage, retraite).
Pourquoi le portage plutôt que l'EURL/SASU dès le départ ?
Créer une société dès la sortie du CDI implique capital, statuts, immatriculation, comptabilité, expert-comptable. Le portage vous permet de tester l'indépendance sans ces investissements. Si après 1 ou 2 ans vous souhaitez créer votre société (plafond dépassé, besoin de structure), vous pourrez le faire avec une meilleure visibilité. Si l'aventure ne convient pas, vous rompez votre contrat et cherchez un CDI : pas de liquidation de société.
Beaucoup de salariés utilisent le portage comme tremplin : ils valident leur capacité à trouver des missions, à gérer la relation client et la trésorerie. Une fois rassurés, ils restent en portage ou passent en société. Le portage réduit le coût d'entrée et la réversibilité du choix.
Réseau et prospection : par où commencer ?
Votre premier levier est votre réseau : anciens collègues, clients passés, partenaires. Informez-les de votre projet (discretement tant que vous êtes en poste) et demandez des introductions. LinkedIn est un canal essentiel : mettez à jour votre profil, publiez sur votre expertise, participez aux discussions de votre secteur. Les plateformes (Malt, Crème de la crème, etc.) et les cabinets de conseil recrutent régulièrement des profils en portage.
La prospection doit devenir une habitude : 2 à 5 heures par semaine dédiées aux contacts, candidatures et relances. Un pipeline de 5-10 pistes actives augmente les chances de décrocher une mission. Les premiers « non » sont normaux ; la régularité paie. Consultez le guide trouver-missions pour des stratégies détaillées.
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Passer du salariat au freelancing : questions fréquentes
Le portage facilite-t-il la transition salariat-freelancing ?
Par où commencer pour passer au freelancing ?
Puis-je revenir en CDI après une période en portage ?
Comment gérer le stress de la transition ?
Guides complémentaires
Pour aller plus loin sur le portage salarial :
