Quel statut choisir pour devenir indépendant : auto-entrepreneur (net max, plafond, pas de chômage), portage salarial (protection sociale, simplicité, frais 5-10%), EURL/SASU (optimisation, structure pérenne, complexité). Le choix dépend de votre CA prévisible, de votre aversion au risque, de vos projets (crédit immobilier, retraite) et de votre secteur. Un arbre de décision simple : test ou CA modéré → portage ; net max court terme → AE ; CA élevé long terme → EURL/SASU.
Choisir son statut d'indépendant est une décision importante. Les trois options principales pour un consultant sont : l'auto-entrepreneur (AE), le portage salarial et l'EURL/SASU (ou SARL). Chacune a des avantages et des inconvénients. L'AE maximise le net à court terme (22% de charges environ) mais impose un plafond (77 700€ en services) et ne donne pas droit au chômage. Le portage offre la protection sociale complète (chômage, retraite, congés) avec une simplicité administrative, en contrepartie de frais (5-10%). L'EURL/SASU permet une optimisation fiscale et pas de plafond, mais demande une structure juridique, une comptabilité et plus de gestion.
Si vous débutez ou testez : le portage limite les risques et la paperasse. Pas de création de société, pas de tenue de comptabilité. Vous signez un contrat, facturez via la société de portage et recevez un salaire. Idéal pour valider un projet avant de s'engager plus. Si vous visez le net maximum à court terme et acceptez l'absence de protection (pas de chômage) : l'AE. Utile pour du CA modéré ou pour une activité complémentaire. Si vous avez une vision long terme et un CA croissant : l'EURL/SASU. Beaucoup de consultants commencent en portage puis évoluent selon leur situation : passage à l'EURL quand le CA dépasse 80-100k€ ou quand le projet est confirmé.
Votre secteur et vos clients influencent aussi. En B2B conseil, le portage et l'EURL/SASU sont les plus courants. Les clients entreprises acceptent facilement le portage (facture société, convention de mission). L'AE convient pour du CA limité ou des prestations en B2C. Certaines professions ou clients exigent une structure spécifique. Renseignez-vous auprès de vos futurs donneurs d'ordre.
Vos projets personnels comptent : crédit immobilier (un salaire en portage peut aider), retraite (cotisations en portage vs AE limitées), chômage (indispensable si vous anticipez des périodes sans mission). Utilisez notre simulateur pour comparer le net selon les statuts et consultez un expert-comptable pour un avis personnalisé adapté à votre situation.
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Arbre de décision simplifié
Test ou CA modéré (< 50-60k€) : portage. Sécurité, simplicité, pas de plafond bloquant. Net max court terme, CA limité, pas besoin de chômage : AE. Attention au plafond 77 700€. CA élevé (> 80-100k€), projet long terme : EURL/SASU. Optimisation, structure pérenne, possibilité de recruter ou de développer. Incertain : portage. Vous pourrez toujours évoluer.
Le choix n'est pas définitif. La majorité des consultants change de statut au moins une fois (AE → portage au plafond, portage → EURL à la croissance). Anticipez les délais : résiliation AE (clôture), rupture portage (préavis), création société (quelques semaines). Un expert-comptable vous aide à planifier.
Impact sur le crédit et la retraite
Crédit immobilier : les banques regardent la stabilité des revenus. Un CDI reste la référence. Le portage (salaire, bulletins) est souvent mieux perçu que l'AE (CA variable). L'EURL/SASU peut convenir si vous avez de la stabilité et des bilans. Présentez 2-3 ans d'historique, un TJM cohérent et des missions pérennes.
Retraite : en AE, les cotisations retraite sont limitées (cotisation forfaitaire). En portage, vous cotisez au régime général (CNAV) comme tout salarié. En EURL/SASU, le dirigeant cotise au régime des travailleurs non-salariés (TNS). Les droits diffèrent. Pour une retraite correcte, le portage et l'EURL avec une rémunération suffisante sont préférables à l'AE si vous visez le long terme.
Cas particuliers : pluriactivité et transition progressive
Pluriactivité : vous pouvez cumuler plusieurs statuts (ex. CDI à temps partiel + portage). Vérifiez les clauses de votre contrat principal (exclusivité, non-concurrence). La convention Syntec exige une autorisation pour toute activité accessoire. Le cumul CDI + portage est possible si les clauses le permettent. Transition progressive : certains commencent en AE pour du CA limité, passent au portage au plafond ou pour la sécurité, puis créent une EURL à la croissance. Chaque étape répond à un besoin ; le chemin n'est pas linéaire.
Reconversion : si vous changez de métier, le portage facilite le test. Vous prospectez dans votre nouveau domaine, vous signez des missions, vous validez votre positionnement. Pas de création, pas de capital, chômage en cas d'échec. Les parcours reconversion + portage sont fréquents en formation, conseil et expertise. Le statut s'adapte à l'incertitude du projet.
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Quel statut choisir pour devenir indépendant ? : questions fréquentes
Comment choisir entre AE, portage et EURL/SASU ?
Puis-je changer de statut plus tard ?
Quel statut pour un jeune diplômé ?
Quel statut pour un crédit immobilier ?
Quel statut si je ne sais pas encore quel métier exercer ?
Guides complémentaires
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