Les inconvénients du portage salarial incluent : les frais de gestion (5 à 10% du CA), la dépendance à la société de portage pour le versement du salaire, les délais de paiement (J+30 à J+45 selon les clients), et l'absence d'optimisation fiscale par rapport à une holding ou une structure plus sophistiquée. Ces limites sont à peser face aux avantages.
Les frais de gestion représentent un coût direct sur votre rémunération. Pour un CA de 10 000€/mois et 8% de frais, vous perdez 800€ avant même les cotisations sociales. Sur une année, avec un CA de 120 000€, 8% de frais représentent 9 600€. C'est le prix de la délégation administrative (facturation, déclarations, recouvrement) et de la protection sociale (chômage, retraite, congés). Comparez les offres : certaines sociétés incluent des services supplémentaires (mutuelle enrichie, RC Pro, outils, formation) pour un taux équivalent. Un taux bas sans services peut être moins intéressant qu'un taux plus élevé avec une offre complète.
Vous dépendez de la société de portage pour recevoir votre salaire. En cas de retard de paiement client ou de dysfonctionnement interne (erreur de paie, délai de traitement), votre salaire peut être différé. Vous n'avez pas de levier direct sur le client : c'est la société qui facture et encaisse. Choisir une société fiable et réactive est essentiel. Lisez les avis, testez le support avant de signer. En cas de conflit, vous êtes lié par votre contrat ; changer de société implique une rupture et un transfert des conventions avec vos clients.
Les délais de versement (souvent J+30 à J+45 après facturation) créent un décalage de trésorerie. Vous travaillez en janvier, vous êtes payé début mars. Il faut anticiper cette latence, surtout au démarrage. Certaines sociétés proposent un versement à date fixe en avançant les fonds : cela améliore la trésorerie mais peut impliquer des conditions ou un coût supplémentaire. Renseignez-vous.
Le portage n'offre pas l'optimisation fiscale d'une holding ou d'une structure plus sophistiquée. Vous êtes imposé comme un salarié (traitements et salaires, prélèvement à la source). Pas de dividendes, pas de report d'impôt, pas de montages complexes. Pour un consultant à très haut revenu visant l'optimisation maximale, l'EURL ou la SASU peuvent être plus adaptées. Le portage privilégie la simplicité et la sécurité à la rentabilité fiscale.
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Frais et coût du portage
Les frais de 5 à 10% s'ajoutent aux cotisations sociales (environ 40-45% du brut). Au total, sur un CA de 10 000€, vous conservez environ 50-55% en net (variable selon le taux de frais et les options). C'est moins qu'en auto-entrepreneur (où vous gardez environ 87% après cotisations BNC) mais plus sécurisé. La « perte » par rapport à une facturation directe (sans société de portage) est le coût des frais de gestion : en échange, vous n'avez aucune administration à gérer.
Les frais cachés (ouverture de mission, clôture, CRA, virement express) peuvent alourdir le coût réel. Lisez le barème en détail. Une société à 6% avec des frais annexes peut coûter plus cher qu'une société à 8% tout compris. Consultez notre guide sur les frais cachés pour éviter les mauvaises surprises.
Dépendance et risque opérationnel
Votre salaire transite par la société de portage. Si elle rencontre des difficultés (retards de paiement clients, problèmes de trésorerie, erreurs), vous subissez les conséquences. Les sociétés solides et bien gérées limitent ce risque, mais il existe. Diversifiez si possible : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Si vous avez plusieurs clients, une impaye chez l'un n'affecte pas forcément l'ensemble de vos revenus si la société gère correctement les flux.
En cas de litige avec la société (contestation des frais, erreur de calcul, retard injustifié), vous dépendez des clauses de votre contrat et du droit du travail. Les sociétés adhérentes à la charte PEPS s'engagent sur des pratiques déontologiques. En cas de conflit persistant, la rupture de contrat (démission ou rupture conventionnelle) et le changement de société restent des options, avec les inconvénients que cela implique (transfert des clients, préavis, etc.).
Limite des 36 mois par client : impact sur la pérennité
L'article L.1254-25 du Code du travail plafonne la durée à 36 mois consécutifs auprès d'un même donneur d'ordre. Si vous travaillez 3 ans chez le même client, vous devez soit être embauché en direct, soit créer votre société pour continuer. Cette limite peut être vécue comme une contrainte si la mission fonctionne bien et que le client souhaite prolonger. En contrepartie, elle évite que le portage ne se transforme en CDI déguisé et protège votre statut. Anticipez dès 24 mois : discutez avec le client de la suite (embauche, création) pour éviter une fin abrupte.
La variabilité des revenus reste l'inconvénient le plus souvent cité. Les mois sans mission donnent un salaire à zéro. Contrairement au CDI où vous êtes payé même en période creuse, en portage vous vivez au rythme du CA. Une trésorerie de précaution (2-3 mois de charges) et une prospection continue limitent ce risque. Les consultants qui diversifient leurs clients (2-3 en parallèle) réduisent la variabilité.
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Inconvénients et limites du portage : questions fréquentes
Quel est le principal inconvénient du portage ?
Le portage vaut-il le coup malgré les frais ?
Peut-on négocier les frais de gestion ?
Le portage convient-il aux hauts revenus ?
Peut-on changer de société de portage facilement ?
Guides complémentaires
Pour aller plus loin sur le portage salarial :
